Communications, Conferences

BNF : Détournements Web 2.0 : Google, Facebook et Cie

Dec. 1, 2011, 10h-18h, Bibliothèque Nationale de France : Journée d’étude Détournements Web 2.0 : Google, Facebook et Cie (Entrée libre). Organisé par Marie Saladin et Christophe Bruno.

Petit auditorium Hall Est, Quai François Mauriac, Paris 13

Art contemporain, mutations technologiques et réseaux sociaux : comment les artistes fabriquent-ils des détournements du Web 2.0 sur Google, Facebook et Cie ? La mondialisation des réseaux sociaux et des moteurs de recherche a donné naissance à un art subversif. Les artistes se sont emparés des outils proposés aux internautes afin de créer des oeuvres à la fois imaginatives et critiques. Ils posent des questions artistiques et politiques s’adressant à tous.

Comment le web est-il utilisé par les artistes pour élaborer de nouvelles écritures esthétiques ? Quelles propositions artistiques engagées se créent sur le réseau aujourd’hui ?

Proposition d’un panorama d’un art en réseau réalisé au moyen du « hack » sur les différents réseaux sociaux contemporains.

Artistes et critiques d’art se réuniront autour de ces questions afin de faire découvrir ou mieux connaître ces oeuvres via Internet. L’enjeu de cette présentation est de donner la parole à ces créateurs du Web 2.0.

Communications, Conferences

Les effets McLuhan, Ecole d’Art d’Aix-en-Provence

Talk at the Ecole d’Art d’Aix-en-Provence : les Effets McLuhan

Du 2 au 4 novembre à Aix-en-Provence : à l’occasion du centenaire de Marshall McLuhan (1911-1980), philosophe, sociologue, professeur de littérature anglaise et théoricien de la communication canadien, parmi les nombreuses manifestations qui ponctuent l’année tout autour du monde, voici trois journées de rencontres, débats, conférences, lectures, projections, installations, œuvres en réseau… consacrées à sa pensée et à ses écrits.

Une proposition d’Alphabetville – Coproduction : Alphabetville, Ecole supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, ZINC – Avec la collaboration de : Iméra, Leonardo/Olats, Selfworld, INA Méditerranée et de la librairie Vents du Sud, Seconde Nature et la Cité du Livre

Communications, Conferences

Jeu de Paume : Conférence Side Effects 3

21 sept. 2011 : Conférence de lancement de l’exposition Blow-up. À quel point l’univers de l’information est-il contrôlé ? Quels en sont les modes d’accès, les stratégies d’appropriation ? Cet espace-temps fictionnel au coeur de l’actualité a-t-il pris le pas sur le réel ? Autant de questions que « Blow-up » tente de poser.

Ecouter l’enregistrement de la conférence

À l’occasion de l’ouverture de cette exposition collective, le Jeu de Paume vous convie à une conférence avec les commissaires, Christophe Bruno et Daniele Balit, et les artistes, Jean-Baptiste Bayle et Didier Courbot, qui présenteront chacun le projet qu’ils ont conçu spécifiquement pour « Blow-up ».

exposition uniquement en ligne à partir du 21 septembre sur

http://espacevirtuel.jeudepaume.org

Communications, Publications

Des résultats négatifs dans le net.art

publié dans le N°21 de la revue Pratiques, Réflexions sur l’art, Automne 2010. Pratiques discrètes de l’art et leurs non-lieux. Ecole régionale des beaux-arts de Rennes, FRAC Bretagne, Laboratoire d’histoire, critique et théorie de l’université Rennes 2, équipe de recherche “Arts : pratique et poétiques” de l’université Rennes 2.

Cet article s’articule autour de questions liées à une mouvance artistique appelée net.art, située à la marge de l’art contemporain et du « mainstream ». Le net.art proprement dit a duré de 1995 à 1998, après quoi de nombreux artistes ont essaimé sur le réseau sans nécessairement s’identifier à ce courant. Continue reading “Des résultats négatifs dans le net.art”

Communications, Conferences

Jeu de Paume : Conférence Side Effects 2

Vendredi 10 juin 2011 au Jeu de Paume : “On ne meurt que deux fois”, rencontre dans le cadre de l’exposition Side Effects 1 / Identités précaires, avec Christophe Bruno, commissaire de l’exposition, Heath Bunting, artiste, Geoff Cox, chercheur, artiste et commissaire d’exposition et Milad Doueihi, théoricien des religions.

Listen to the audio recording

Cette conférence est consacrée aux questions de l’immolation virtuelle et aux nouvelles formes d’activisme issues du réseau. Ces formes artistiques, fortement politisées sur le réseau, sont-elles exportables du World Wide Web vers le monde dit réel ? Inversement, les évènements géopolitiques récents et le rôle qu’ont joué les dispositifs comme Facebook, Twitter ou Google transforment-ils notre perception du monde dit virtuel ?

Communications, Conferences

Jeu de Paume : Conférence Side Effects 1

1er avril 2011 au Jeu de Paume : “Confusion Identitaire“, rencontre dans le cadre de l’exposition Side Effects 1 / Identités précaires : avec Christophe Bruno, commissaire de l’exposition, Emmanuel Guez, philosophe et chef de projet à La Chartreuse – Centre national des écritures du spectacle de Villeneuve-lès-Avignon, Inès Sapin, critique d’art, et Cornelia Sollfrank, artiste.

Listen to the audio recording

Cette conférence est consacrée aux phénomènes d’instabilité et de confusion identitaire dans le contexte du réseau Internet. À l’heure où l’information mondiale se heurte aux paradoxes de la transparence et du secret d’État, se développe une véritable industrie de l’identité : surveillance et traçabilité des flux d’informations, gestion des stocks narcissiques dans les réseaux sociaux, procréation artistique assistée, reformatage des idéologies et des identifications collectives… Ces nouveaux modes de normativité sont mis en question par des stratégies de brouillage des genres et du genre, d’affaiblissement des formes, et autres performances à la limite du discernable.

Curating

Side Effects 1 / Identités précaires, Jeu de Paume

ip

From March 2011 to September 2012, I will be curating the online virtual space of Jeu de Paume in Paris. The overall cycle is called “Side Effects” and the first exhibition “Identités précaires” (march 10, 2011 to september 15, 2011) is a collective show with artists : 0100101110101101.ORG, Anonymous, La Barbe, Aram Bartholl, Luther Blissett, Heath Bunting, Dick head man Records, Etoy, Iocose, Julien Levesque, Les Liens Invisibles, Michael Mandiberg, Moddr_, Mouchette, Cornelia Sollfrank, Yes Men.

“La réification et le codage de l’ensemble des relations humaines — écho de la surveillance et de l’archivage généralisés de la moindre trace de nos actes — ne vont pas sans un effet de destitution subjective. Celle-ci est à mettre en rapport avec les thèmes de l’anonymat ou du voile identitaire, thèmes qui sont omniprésents sur le réseau et en particulier dans les pratiques artistiques. Au-delà de la question du pseudonyme ou de l’avatar, il s’agit de cerner comment les stratégies de dévoilement ou au contraire d’effacement identitaire, peuvent devenir essentielles à la construction du processus artistique, dans la mesure où la position identitaire de l’artiste est mise en jeu de manière radicale et critique.”

Communications, Publications

Interface Criticism book

My article “Collective hallucination and capitalism 2.0: Scale-free Elections in France” is published in the book Interface Criticism. Aesthetics Beyond the Buttons. (Søren Pold & Christian Ulrik, 2011). The book will be launched at Transmediale.

Authors: Christian Ulrik Andersen & Søren Bro Pold, Erkki Huhtamo, Bodil Marie Stavning Thomsen, Lone Koefoed Hansen, Søren Bro Pold, Florian Cramer, Dragana Antic and Matthew Fuller, Geoff Cox, Morten Breinbjerg, Christian Ulrik Andersen, Henrik Kaare Nielsen, Jacob Lillemose, Inke Arns, Christophe Bruno

ArtWar(e), Research

ArtWar(e) : directions de recherche

ArtWar(e) est un projet artistique et curatorial en cours d’élaboration, qui détourne les technologies les plus perverses de surveillance et d’archivage en temps réel de la pensée, comme Facebook. Le site est présenté comme une « agence de gestion des risques artistiques » et de « curating assisté par ordinateur », mais c’est aussi un projet de recherche sur l’économie des formes esthétiques et des concepts, dans le contexte du réseau.

Un de ses objectifs est de visualiser dans les réseaux sociaux, des vagues d’émergence, d’obsolescence, et des phénomènes d’import-export de concepts artistiques, comme de repérer des formats. Contrairement à l’histoire de l’art qui nomme les formes une fois qu’elles sont devenues identifiables et formatées, ArtWar(e) cherche à repérer ces tendances au moment de leur émergence, alors qu’elles n’ont encore aucun nom et qu’elles n’ont pas reçu le label d’art.

ArtWar(e) propose également de dévaluer la posture du commissaire d’exposition, dont la « perte d’aura » devient manifeste : dans le dispositif de production-consommation des processus créatifs, il se situe en « bout de chaîne ». Lorsque les processus sous-traités par le dispositif machinique sont incapables de remplir leur rôle et entrent dans une phase d’indécidabilité, le commissaire intervient et interrompt le traitement de façon arbitraire.

L’idée de départ est d’importer brutalement la notion de « cycle de Hype », qui modélise les phénomènes d’alternance entre hype et désillusion (ou entre utopie et dystopie), depuis le champ du marketing et des nouvelles technologies, vers le champ de l’art et des concepts. Les cycles de Hype ont été introduits dans les années 1995 par la société de consulting américaine Gartner, qui remarque que les produits de nouvelles technologies suivent toujours une même courbe d’émergence et d’obsolescence. Cette courbe présente deux temps : au premier temps, un buzz nait autour du produit émergent, mais, étrangement, après un pic de visibilité, l’idée sombre dans l’oubli. Or, selon Gartner, ce n’est que la première phase du cycle de Hype, prélude à l’implémentation économique qui est sur le point de se produire. Dans cette première phase de Hype, dématérialisée, spéculative et très concurrentielle, le concept est testé, mis à l’épreuve, et, de tous les concurrents, il n’en restera qu’un petit nombre, qui va réussir à matérialiser le produit sur le marché dans sa forme éprouvée, vers la phase d’implémentation économique. Il finira ensuite sa vie dans une obsolescence naturelle ou programmée.

Alors que les conditions qui président à l’émergence du concept et la localisation de son point d’origine restent mystérieuses et imprévisibles, le processus par lequel ce concept se propage et se négocie au travers des frontières du corps social, semble, au contraire, plutôt cyclique et reproductible. Ce sont ces cycles d’import-export, constitutifs de la dynamique du capitalisme cognitif, qu’ArtWar(e) a l’ambition de déconstruire.

Les concepts transitent de communauté en communauté (underground, corportate, design, marketing, mainstream, politique etc.), suivant des temporalités diverses, mais ne sont pas nécessairement identifiées en tant que tels. Ceux qui parviennent à nous ne constituent très certainement qu’une infime partie d’un monde diffus, où la plupart des phénomènes restent en général indétectables, qu’ils soient inaperçus, car sur des temporalités lentes, ou bien masqués, refoulés, déniés, dans les stratégies d’import-export.

Au moment de son importation dans le mainstream, soit lors de la deuxième phase du cycle de Hype, le marché, la critique ou l’histoire, valideront le concept et feront de la vaguelette imperceptible, une forme historiquement identifiée.

Collaborateurs : Christophe Bruno, Chrystelle Desbordes, Samuel Tronçon

Communications, Conferences

Format X, le Centquatre, Paris

Presentation of our work in progress with Samuel Tronçon, at the 104, during the workshop Format x, organized by David Zerbib and Thierry Mouillé (Laboratoire Acte Archive Concept, Ecole d’Art d’Annecy). The project we presented deals with import-export between .art and .logic.

Participants : Grégoire Bergeret, Christophe Bruno, Alexandre Costanzo, Remi Dal Negro, André Fortino, Bastien Gallet, Thomas Jeames, Laurent Jeanpierre, Charlie Jeffery, Christophe Kihm, Franck Leibovici, Boyan Manchev, Thierry Mouillé, David-Olivier Lartigaud, Fabrice Pichat, Olivier Quintyn, Lionel Renk, Stéphane Sauzedde, Samuel Tronçon, Sarah Trouche, Linda Sanchez, David Zerbib.

Art.Logic, Communications, Research, Workshops

In the limbo of the signifier

This introductory workshop on Linear Logic held in Paris on March 27th, 2010, at galerie Ars Longa. Speaker: Samuel Tronçon, philosophy of logic. The workshop was organized in the framework of Vision Forum.

The aim of the workshop was to test the intersection between two universes: contemporary art on the one hand, and on the other hand the world of mathematical logic as it has been restructured since the years 1970/80 by Jean-Yves Girard… more info

Art.Logic, Research

Art.Logic : directions de recherche

Christophe Bruno & Samuel Tronçon

Étant donné l’état de rigor mortis dans lequel la logique mathématique est restée après l’effusion créatrice du début du XXe siècle, la plupart des dispositifs artistiques produits après cette période étaient voués à sortir du cadre autorisé, ce d’autant plus lorsqu’ils revendiquaient certaines relations avec les progrès accomplis notamment par la philosophie analytique et les différents courants logicistes. On sait par exemple l’influence qu’a pu jouer la pensée de Wittgenstein dans l’art contemporain. On sait moins à quel point les artistes ont depuis longtemps étendu leur réflexion bien au delà des limites imposées, parfois consciemment, souvent sans même l’avoir thématisé.

Cette recherche est vouée à illustrer les progrès accomplis récemment dans la recherche en logique mathématique, ainsi qu’à jeter quelques passerelles afin d’inaugurer de nouvelles relations d’import-export entre formats logiques et formats artistiques. L’investigation qui démarre ici est le résultat de la rencontre entre une trajectoire artistique, dans la mouvance des arts du réseau, et une recherche en philosophie de la logique et de l’informatique qui débute avec les travaux du logicien et mathématicien Jean-Yves Girard. Un des points d’ancrage de cette rencontre a été la réaction face à un réductionnisme scientiste, que certains artistes du réseau ont choisi de pointer en poussant à l’extrême les stratégies d’identification avec les structures capitalistiques globales du réseau. L’une d’elles a intéressé particulièrement l’un des auteurs du présent texte (Christophe Bruno) : il s’agit de Google, dont le dispositif publicitaire Adwords permet à quiconque d’acheter des mots et de diffuser des messages publicitaires ciblés, et qui a été le lieu d’une performance artistique globale sur le réseau – le Google Adwords Happening. Le « capitalisme sémantique » du dispositif Adwords permet d’attribuer une valeur monétaire à chaque mot de chaque langue et par extension de valoriser la totalité des relations humaines telles qu’elles sont codées par la couche langagière stockée dans la base de données du moteur de recherche. Le langage devient en quelque sorte l’unité monétaire à l’ère du réseau.

Quel rapport peut-il bien y avoir avec la logique ? Sous l’impulsion de Jean-Yves Girard, la logique propose aujourd’hui une manière rigoureuse d’aborder la question de la « réification » de la pensée, et qui échappe pour autant au réductionnisme. Le terme de « réification » est d’ailleurs à manier avec la plus grande des précautions. En 1986, Jean-Yves Girard découvre sous les pavés de la logique classique et de la logique constructive dite « intuitionniste », un raffinement qu’il nomme « logique linéaire ». Cette dernière se débarrasse du caractère éternel des vérités logiques : si j’ai A, je n’ai plus automatiquement A et A. Il faut remettre au pot. De même qu’en informatique les ressources mémoire sont limitées, la logique linéaire oblige à respecter l’environnement et décrit les objets logiques comme des ressources, que l’on ne peut ni gaspiller, ni dupliquer sans coût. Ce n’est que lorsque l’on va prendre en compte des interactions d’ordre supérieur dites « non linéaires », que la question de l’infini va resurgir, dans l’idée d’exponentielle et de pérennité de la pérennité. Derrière cette idée d’environnement s’ouvre un monde : celui du performatif, de l’interaction et de la sensibilité au contexte. Et dans ces trois thèmes, dont l’intérêt en logique et en informatique théorique est énorme, on peut reconnaître une bonne partie des débats les plus profonds qui animent l’art contemporain, plus particulièrement lorsqu’on pense à la question du format dans le champ de l’art.

Une manière intuitive d’appréhender cette conception nouvelle, qui sera quinze ans plus tard poursuivie par Girard dans la théorie de la Ludique, est de concevoir l’univers performatif de la logique à l’image d’un monde de processus réticulaires en état d’émergence et d’obsolescence permanente, chaque entité étant considérée comme un réseau de potentialités interagissant avec son environnement, plus exactement avec sa « négation », négation qu’il faut voir comme une sorte d’entité duale qui mettrait la première à l’épreuve. De la même manière qu’un programme informatique peut être récursif, ces entités ont aussi la capacité d’entrer en interaction avec elles-mêmes. Il faut s’imaginer un jeu abstrait entre deux adversaires qui développent des stratégies dont la forme peut être décrite comme un réseau, la stratégie de l’un étant la négation, mais aussi l’interprétation, voire la normativité, de l’autre. C’est aussi un jeu dans lequel les parties peuvent se prolonger à l’infini, et où les règles ne sont pas établies a priori (ni même jamais de manière absolue) mais émergent spontanément au fur et à mesure de la progression du jeu et de sa « normalisation ». Certains comportements révèlent des processus qui se terminent et qui président à l’émergence de concepts-outils stables (appelés « théorèmes » dans le cadre mathématique) ou provisoirement stables, correspondant à des zones de complétude locale (que l’on pourrait identifier à des « concepts »). Mais la plupart des interactions n’ont aucune raison de se terminer, si ce n’est par un acte arbitraire d’abandon d’une des parties, le Daïmon. Les parties se poursuivent donc sans qu’il soit possible de prévoir une levée de l’équivoque, ce qui plonge l’univers de la pensée et de l’action humaine dans un univers autographique et polymorphe, autant incarné (car ancré dans la structure même de l’échange) que désincarné (car réduit à sa plus simple expression), dans les limbes du signifiant, de l’errance et du bogue, de la transgression comme norme. C’est ce plongement, tant fantasmé par nombre d’artistes et de penseurs du XXe siècle, qui donne la version contemporaine et « positivée » de l’incomplétude Gödelienne (la version « négativée » affirmant l’impossibilité de savoir l’étendue de notre non-savoir) et qui permet, pour la première fois dans l’histoire de la science, de formuler de manière rigoureuse la question de l’erreur dans le champ même de la logique mathématique, ce qui constitue le caractère non-réductionniste de ce nouveau paradigme scientifique relationnel et performatif.

Les questions de réification non-réductionniste, de « marchandisation » de la pensée et de transgression comme norme, forment quelques-unes des articulations autour desquelles nous avons commencé à travailler. Le cadre général de réflexion suit un mouvement d’ensemble s’articulant autour de ce que Samuel Tronçon a appelé « tournant géométrique », répondant au « tournant linguistique » qui a eu lieu cent ans plus tôt. Alors qu’au début du XXe siècle la logique était supposée précéder la mathématique du point de vue des fondements, le « tournant géométrique » fait reposer la logique, non plus sur le langage, mais sur la géométrie, donc sur la mathématique…

Communications, Publications

Plastik #01 : Les lois de non-conservation

Publication de mon article “Les lois de non-conservation” dans la revue Plastik #01- Etre ici et là : la relativité générale et la physique quantique.

[Plastik] est la revue du Centre d’études et de recherches en arts plastiques (CERAP) de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. L’objectif essentiel de cette publication est la mise en valeur des deux postures cardinales, création et recherche, telles qu’elles s’entrelacent, se contrarient ou se déploient dans le travail des plasticiens.

Communications, Conferences

Talk at WJ-Spots #1, Paris

I’m invited by A. Roquigny, A. Laforet and I. Arvers, to WJ-Spots: «15 years of artistic creation on the internet». Artists, critics, thinkers, inventors, researchers, curators, organizers and producers of cultural events are invited to trace the history of the internet. Through an artistic angle they comment and analyse how Internet has been taken over as a space of creation from its beginning until now. Watch the videos.

WJ-SPOTS is programmed within the framework of two digital events : Futur en Seine and Les Immatérielles taking place in Paris on May 27th & 28th 2009 respectively.

Communications, Interviews

France Culture : Place de la toile

I’m invited on France Culture, Place de la toile: Art et internet.

Les artistes contemporains ont, depuis plusieurs années, saisi à pleines mains les nouveaux médias. Nouveaux supports, ils remettent en question la notion même d’original, et la circulation de la production artistique est complètement redéfinie. Internet est aussi un vaste réservoir de références à portée de la main, qui nourrissent la production de l’artiste, dont la forme explose pour ne plus appartenir à aucune discipline classique. Internet : moyen de subversion artistique ?

Communications, Conferences

Ciren – Ensad / Paris 8

Presentation of my work at Ciren, Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs / Paris VIII, 31 rue d’Ulm. Invited by Nicolas Thély, Paris I.

L’« Observatoire des nouveaux médias » est un cycle de conférences organisé par l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Cycle supérieur de recherche création et innovation) et l’Université Paris 8 (Master « Art contemporain et nouveaux médias » et équipe de recherche « Esthétique des nouveaux médias »).

Curating

Second Night, Nuit Blanche de Paris on Second Life

On Saturday Oct. 6 2007, internet users worldwide will be able to take part in the Nuit Blanche organized by the Paris local council. Second Night will be displayed both on Second Life and in the Jean Musy room at Hôtel d’Albret, 31 rue des Francs-Bourgeois (Paris, 4th district).

Avatars and Parisians are invited to wander through the virtual or physical location of their choice to discover the work of around ten international artists. Architecture, politics, the place of the individual in society, security, prostitution: the works displayed raise questions regarding the various aspects of Second Life, which is a penetrable mirror of the real world.

Based on a proposal by Daniele Balit and Christophe Bruno.

http://nbsl.blogspot.com/

Communications, Publications

Documenta 12 Magazine Project : Is Modernity our Antiquity?

In 2006 and 2007 -empyre- global community conducted three moderated conversations on the three leitmotifs of DOCUMENTA 12 chosen by Roger Buergel. I was invited to participate to the first one in March 2006, now published in the DOCUMENTA 12 Magazine Project: Is Modernity our Antiquity? (original pdf here)

With Christiane Paul (USA), Christophe Bruno (F), Eric Kluitenberg (NL), Dirk Vekemans (B), and Christina McPhee (USA) who was also moderator.

Communications, Interviews

Ecopolis : Interview

I’m interviewed by Luca Barbeni in Ecopolis, online magazine about information ecology:

Christophe Bruno is a french artist always reflecting in his works about communication and language. In his last work logo.hallucination, he monitors the web trough a pattern recognition software, that looks for logo copyright infringements. We talk about privatization of the glance, mash up aesthetic and personal profile.

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Communications, Conferences

Talk at the Centre Pompidou

May 26, 2007: talk about my work at the WebFlashFestival – Expérimentations, Beaubourg Centre Pompidou.

L’hallucination collective nous conduit-elle vers une privatisation du regard ? Le Web 2.0 est-il un club sado-masochiste ? Qu’est-ce que le “capitalisme sémantique” et quel est le prix d’un mot sur Google ? La colonisation de l’intime va-t-elle sauver le système-monde ?

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Observatori, Valencia

May 11-13, 2007: as winner of the ARCO new media prize 2007, Fascinum is exhibited at Observatori, 8º Festival Internacional de Investigación Artística de Valencia.

Fascinum is an Internet installation that shows the pictures from the daily news that are the most viewed (ranked from 1 to 10) on different national Yahoo websites, in real time. The viewer surfs on the infotainment tsunami and experiences the paradoxes of global thinking in a blink.

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Communications, Interviews

Digicult : Interview

I’m interviewed by Giulia Simi in the italian magazine digicult.it. Here is the interview in english:

How Logo.Hallucination idea was born?

Up to now many of my work were dealing with questions of language and globalization, commodification of speech (http://www.iterature.com/adwords) etc., and I felt that I had to move more deeply towards a field closer to the question of the image, but in relation to similar questionings.

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Exhibitions

Solo exhibition at galerie Sollertis, Toulouse

From January 10 to February 11, 2006: solo exhibition at galerie Sollertis, Toulouse. Here is the press release. Live performance of the Human Browser at the opening, with Jérôme Piques. The WiFi-SM patch is now for real and it will be exhibited at the gallery. Visitors are very welcome to try it! L’exposition a bénéficié du soutien du CNAP et de medias-cite.org

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Communications, Conferences

Le Net Art à l’oeuvre, BNF

Le Net Art à l’oeuvre, journée d’étude à la BNF (Bibliothèque Nationale de France)

Jean-Noël Jeanneney, Daniel Buren (sous réserve), Jean-Paul Fourmentraux, Anne Laforêt, Christophe Bruno, Samuel Bianchini, Agnès de Cayeux, Carlo Giordano, Galerie Numeriscausa, Edouardo Kac, France Lasfargues, Marie Saladin, Xavier Sené, Grégory Miura, Annick Rivoire, François Michaud, Janique Laudouar, Paul Devautour

Communications, Publications

Aminima : The Web before the Web

In September 2004 I was a guest-blogger for the French online magazine fluctuat.net. I wrote a series of short posts about what could be called «the precursors of the Web»… or «the Web minus the technology».

Here is an augmented and updated version in English that will be published in the magazine for art and new media aminima N°20. Some of my pieces are described as well, in relation to these precursors.

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Dreamlogs in “Réseaux”, an article by E. Candel

My piece Dreamlogs is featured in an article by Etienne Candel entitled “Miracles and mirages of self publishing. The case of Christophe Bruno’s Dreamlogs”, published in the French review Réseaux.

Abstract: In this article the author considers the concept of disfiguration, a process of transformation of the pagination, formatting and editorial characteristics of an on-line text, that is, what Yves Jeanneret calls its textualisation. The concept of disfiguration is used to highlight the semiotic impact of editorial enunciation on the Internet. The work studied here, the Dreamlogs of Netartist Christophe Bruno, subverts a canonic form of the blog in a practice of distorted self-publishing. It thus manipulates the Internaut’s cognitive routines and, by disfiguring the texts, questions the common practices of writing, reading and interpretation.

Communications, Interviews

Neural Magazine : Interview

I’m interviewed by Alessandro Ludovico in the Italian magazine for new media, hacktivism and emusic Neural Magazine N°25

1.*
Your ‘Google Adwords’ was one of the first works that showed the paradox of the ’semantic capitalism’ (as you defined it), that is at the core of Google business. You also defined as “taylorisation of speech” the “control and spectacle of words used in Google”. So in your opinion the Google real potential is administering the largest online semantic capital? And which are the main characteristics of this economy of (searchable and archived) texts?

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Communications

Readme 100 – the book

Authors include: Amy Alexander, Inke Arns, Christophe Bruno, Javier Candeira, Yves Degoyon, Elpueblodechina, Olga Goriunova, Francis Hunger, Sven Konig, Eric Londaits, Alessandro Ludovico, Ilia Malinovsky, Alex McLean, Special guest, Julian Rohrhuber, Alexei Shulgin, Leonardo Solaas, Mitchell Whitelaw, Renate Wieser.

This book discusses projects and research completed in the framework of the Readme 100 Temporary Software Art Factory, which took place in Dortmund in November 2005 and was co-organized by Hartware MedienKunstVerein. It deals with the topic of production as it relates to software, software art and software cultures. Thus, it focuses not only on software as a product itself, but also on the experiment of its production through methods including outsourcing, use of open source solutions and self-production…

Topics addressed include economies of arts, desire and openness, harmony of markets, the unmarketable, reverse outsourcing, resistant mapping and others. The result is a multi-faceted collection of project descriptions, illustrations, research texts and features relating to the theme of software art production.

German readers can purchase the book through Amazon.de at:
http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/3833443693

Others, please, order it through your local book dealer using the
ISBN 3833443693

Readme 100. Temporary Software Art Factory
ed. by Olga Goriunova
paperback / 168 pages
published by BoD GmbH, Norderstedt
English edition / ISBN 3833443693 / euro 12
http://readme.runme.org
http://www.hmkv.de/

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Neterotopia, Palais de Tokyo, NICC and Careof

From 16th to 31st of March 2006 at physical spaces: Palais de Tokyo (Paris), NICC (Antwerp) and Careof (Milan). Curated by Daniele Balit and Pierre Mertens. Supported by NICC, Love Difference et Cittadellarte-Fondazione Pistoletto.

http://www.neterotopia.net

The project is inspired by Michel Foucault’s concept of heterotopia.

In opposition to the non-places of utopy, the heterotopies (literally: places of diversity), are defined by Foucault as “other spaces” capable to receive diversity and possibility, without disconnecting from the real world. Neterotopies are thus inserted in the media communication system, respecting its rules and limits, at same time attaching a new significance to advertising spaces.

Artists and websites: Christophe Bruno (liberation) – Ghazel (sortiraparis.com) – Susan Hefuna (movies.tenuae.com) – Nathalie Hunter (google.com) – Yuji Oshima (arman.fm) – Peter Lemmensand Eva Cardon (wunderground.com) – Adam Vackar (inrockutibles.com) – Stephen Vitiello (villagevoice.com) – Luca Vitone (viamichelin.it) – Version (Gabriela Vanga, Ciprian Muresan e Mircea Cantor) (corriere.it) – 0100101110101101.ORG (film.it).

Communications, Interviews

WMMNA : Interview

Christophe Bruno is a French net-artist (yes, like in net.art) based in Paris. His mostly web-related work deals a lot with questions related to language and has been widely shown. He gained a lot of recognition for his “AdWords-Happening” with which he has won a honorable mention at the 2003 Ars Electronica. He’s had his first solo-show at the gallery Sollertis in Toulouse and recently he was invited to Transmediale 06, where his “Human Browser” attacked the unsuspecting art-crowd with her googled ramblings. Being so prolific and funny, it’s about time that we take a closer look at Monsieur B!

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Communications, Uncategorized

Empyre / Documenta 12

Invited on Empyre – soft_skinned_space for March 2006. Guest are: Christophe Bruno (FR), Erik Kluitenberg (NL), Christiane Paul (US), Dirk Vekemans (BE), and as moderator/guest, Christina McPhee (US)

The topic, “Is modernity our antiquity?”, is proposed by Roger Beurgel, artistic director for Documenta 12.

“It is fairly obvious that modernity, or modernity’s fate, exerts a profound influence on contemporary artists. Part of that attraction may stem from the fact that no one really knows if modernity is dead or alive. It seems to be in ruins after the totalitarian catastrophes of the 20th century (the very same catastrophes to which it somehow gave rise). It seems utterly compromised by the brutally partial application of its universal demands (liberté, égalité, fraternité) or by the simple fact that modernity and coloniality went, and probably still go, hand in hand. Still, people’s imaginations are full of modernity’s visions and forms (and I mean not only Bauhaus but also arch-modernist mind-sets transformed into contemporary catchwords like “identity” or “culture”). In short, it seems that we are both outside and inside modernity, both repelled by its deadly violence and seduced by its most immodest aspiration or potential: that there might, after all, be a common planetary horizon for all the living and the dead.”

-Roger Beurgel, artistic director, Documenta 12

This topic is one of three leitmotifs to be brought into a world wide discussion that will occur throughout 2006 in advance of Documenta 12, in 2007. Documenta, the festival of art that occurs every five years in Kassel, has invited all of us at the -empyre- list to participate in a formal discussion around three questions, or leitmotifs, throughout this year. This month is the launch of our participation in this project, which will continue in July and November 2006, again with topics selected by the Documenta team. All over the world, some seventy online and print journals will initiate dialogue around three core questions; the results will integrate into Documenta 12 itself next year in Kassel ( 2007). -empyre- ’s archives for this month will find their place in print and / or online with the Documenta Magazine project in 2007 when the festival opens.

http://www.documenta12.de/documenta12/english/leitmotifs.html

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Human Browser at EU constitution vote

Paris, Sunday, May 29, 2005 : Jérôme Piques v1.0, the first Human Browser, created by net artist Christophe Bruno, was experimented nearby a Parisian polling station.

Watch the video broadcast on LeMonde.fr

This piece is a wireless Google hack : as I enter keywords in a Wi-Fi pda, to briefly describe the actor’s context, a program on a laptop uses these keywords as search strings in google. Then the laptop sends a text-to-speech audio of the search to an actor who then repeats what he’s getting via the headphones.

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As a new epidemic of Turing Syndrome is spreading in France, unable to decide of its own future, the Human Browser offered to help the nation. During a few hours, thanks to its brand new Wi-Fi connection and its amazing ability of real-time Web-mining, the Human Browser tried to invest on language derivative by-products, in a deflationary global semantic market.

Communications, Conferences

Aarhus University, Denmark

Seminar and workshop at Aarhus University. Aestetisk Seminar: Global Google-Artist invited at Aarhus. Title: iterature.com, the Web as a global text.

I present several artworks which deal with new language phenomenons on the Web. The understanding of these phenomenons, which arise for instance by subverting global discursive structures like Google, might allow to grasp notions such as “the large scale structure of language”. I will also introduce concepts such as “semantic capitalism”, “taylorisation of discourse” and discuss their implications in the “Age of Access”.

Exhibitions

Human Browser at the Nuit Blanche de Paris 2004

Some time of available human brain

First performance of Human Browser ever, with Jérôme Piques.
« Some time of available human brain »

« There are many ways of talking about television. But in a business context, let’s be realistic: basically, TF1’s job is to help Coca-cola, for example, to sell its product (…). However, for an advertisement to be perceived, it is necessary that the brain of the spectator should be available. The role of our programs is to make it available: i.e. to entertain it, to relax it in order to prepare it between two messages. What we sell to Coca-cola is some time of available human brain (…).Nothing is more difficult than obtaining this availability. There lies the permanent change. It is necessary to seek at all times the programs that will fit, to follow the latest fashions, to surf on the trends of the moment, in a context where information accelerates, multiplies and gets more pervasive. »

Patrick Le Lay, CEO of TF1 (French TV channel), July 2004

Communications, Publications

Read Me Book : A glimpse beyond search engines

A glimpse beyond search engines, text published in the Read_Me Book (Read_Me 2004 Software Art Festival, Aarhus, Denmark. Curated by A. Shulgin, O. Goriunova, S. Pold & al.)

Verb thou art, and unto verb shalt thou return

In the present paper, I describe briefly some projects (that do not exist as yet) which one can see either as possible utilitarian global structures or as art-fiction pieces subverting these structures.

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Communications, Publications

Universitat Pompeu Fabra, Barcelona : Misusing Technologies

Misusing technologies, summary of the transcript of a lecture given at CHIPS Seminar 2 (Consumer Hybrid Information Products and Services). Published in Report on CHIPS seminar 2, Universitat Pompeu Fabra, Barcelona.

The “Google Adwords happening” was a web performance where text ad were delivered whenever someone entered search term like “symptom” on the Google search engine. In my website I outline my ideas about Semantic Capitalism, and show that the word “sex” is worth $3,837 and the word “art” $410. The underlying lesson, however, is both commercial and cultural. Words have value, largely because they connect potential customers to merchants selling what they are looking for.

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Vidarte 2002, Mexico City

Aug. 27 – Sep 7, 2002: Non-weddings exhibited at Vidarte 2002, Mexico City. Database Desire, curated by Rudolf Frieling (ZKM).

Statement by Rudolf Frieling:

« (…) Another net based project in search of our relationship towards images as a cultural code, more humourous, yet at the same time deeply philosophical, is Christophe Bruno’s Non-weddings which makes use of the ubiquitous Google-apparatus as a search-engine. It employs this tool for a net-based dyptich that is based on the supposed dualism of two keywords that serve as a search tool. The play is, as the author states, on the linguistic set of signifier and signified, on a secondary level on the reading of this set by Jacques Lacan, and on a third level on the friction between language and a mere trace of an image that is only in some arbitrary way related to the search word. Deconstruction, here, is coined “non-wedding”, i.e. the matching of things that do not belong together. The friction is the infinite source of “jouissance”, as the French theorist says. We rejoice in the multiple shifts of meaning that occur between a preconceived notion of a term/image relation and the non-wedded results. We begin to wonder how a term can possibly be related to an image at all. »

Rudolf Frieling